samedi 14 avril 2012

L'île de Pâques en images...

Il me reste 2 ou 3 billets que je dois encore rédiger sur Rapa Nui (nom originel de l'Ile de Pâques), mais d'ores et déjà, les photos sont dispos :)


C'est par ici que ça se passe !!!

jeudi 12 avril 2012

La mer, c'est dégeulasse, les poissons baisent dedans

C'est vrai que c'était pas génial...

J'étais dans cette eau chaude ; oui, j'étais corps entier dedans au bout de 15 secondes, et oui, je ne suis pas habitué aux plages du pacifique...
J'étais dans cette eau très salée, disais-je ; tant qu'il m'était impossible de ne pas faire la planche. Je pense d'ailleurs à ce propos que la seule fois où j'ai eu autant de difficultés à faire cette figure aquatico-synchronisée (ouais, ça existe pas mais tout le monde comprend hein …), c'était dans une piscine de 20m², brassards de gamins à chaque membres (le Beaucet remember:) ).
Je vais la finir cette phrase !
Donc, j'étais debout et ...je ne voyais même pas mes pieds !
Non mais de qui se moque t'on ?

Bon non, en fait je vous rassure, c'étais juste à cause du pseudo nuage qui passait au-dessus...

Et que nous soyons d'accord, je ne vous nargue pas ! en France, vous dormiez pendant que mes doigts se transformaient en doigts de vieux:)
(7 heures de décalage, à l'heure à laquelle j'écris ceci, il est 6h à Paris et 23h la veille ici.)



Il ne manquait que toi...

Le soleil a rendez-vous avec la lune

Il y a une chose qu'il est recommandé de faire sur lïle de Pâques. C'est de se retrouver au lever de soleil devant les 15 Moais du site Tongariki. L'effet est garanti. Moas à contre jour, couleur de feu du soleil qui commence à s'éparpiller dans le ciel lointain alors que la lune finit d'éclairer le champ où se trouvent les statues. Mais bon, pour cette description, une photo vaut mieux qu'un récit.

Non, ce sur quoi je veux axer ce billet, c'est la méthode employée pour être à l'heure au point de rendez-vous. Et c'est important, car il se trouve à 18km de tous les lieux d'hébergements. Avec Ruy, (un français rencontré là-bas), nous avons étudié la question et sommes arrivés à la conclusion de s'y rendre à pieds, plus par envie d'ailleurs. Nous sommes donc partis à minuit trente du village pour 5h30 de marche.

Lui aime bien le terme « surréaliste » et je le rejoins ici. Imaginez :

- Une nuit claire car éclairée par la pleine lune.

- Une météo clémente obligeant par moments de ne garder que le tee-shirt et ranger le gilet dans le sac-à-dos

- Une route inconnue que nous découvrions le long de notre avancement.

- La mer balançant ses cris sur les rochers à droite

- Les volcans présents sur la gauche comme des cratères lunaires

- Les chevaux et vaches pour seuls animaux sauvages déboulant devant nous sur la route.

Ajoutez à cela une atmosphère tintée de gris et juste quelques étoiles filantes pour égayer le tout et vous obtiendrez le tableau.

Vraiment géniale cette rando de nuit. Et génial également de refaire le chemin inverse le lendemain et de se rendre compte de ses erreurs d'orientation.

Surtout, le moment le plus attendu, lorsque tout d'un coup, des ombres dans la nuit surgissent, dressées droites debout. 15 blocs de pierre taillés dominateurs. Effet garanti.

Et pour la petite histoire, notre marche a été dévoilée à une polynésienne de souche qui a été émue de cette nouvelle. Preuve que nous avons bien fait de ne pas louer les services d'un taxi comme les 40 autres lampes torches qui nous ont rejoint de 6h à 8h durant notre sommeil, pour finir la nuit à la belle étoile...

Difficile de flasher pendant la nuit

La première photo à 8h14

Moais et Moi
Merci la lune (vue sur le volcan Rano Raraku - usine à Moais)

Moai quoi ?

Alors, c'est ça le secret de l'Ile de Pâques, c'est ça ce qu'il faut voir ici ?!

Soyons terre à terre, ce n'est qu'un bout de pierre... Oui mais n'empêche, un bout de pierre qui a été sculpté il y a quelques centaines d'années. Un truc qui te regarde et dont le sommet de ton crâne n'arrive même pas à ses chevilles.

Donc forcément, tu te sens tout petit. Tu lui demandes « pourquoi t'es là », « pourquoi tournes tu le dos à la mer plutôt que de la contempler ». Il te répond qu'il est là et que c'est comme ça, et n'en rajoute pas plus pour que son mystère reste préservé. Il t'explique qu'il tourne le dos car il est au-dessus des éléments et se remet dans sa position fixe. T'as l'air bête mais bon , y'a rien à faire.

Enfin, celui là, le premier que j'ai vu n'est pourtant pas le plus beau. Les claques sont successives et énormes mais toujours différentes, du fait des positionnements et des statues qui ont chacunes leur particularités aux endroits où elles se trouvent.

Mes premiers Moas se trouvent à quelques centaines de mètres du village. Un groupe de 5 et 3 seuls séparés de quelques dizaines de mètres. Mais la première grosse claque, c'est ce groupe de 7. 7 comme les 7 hommes envoyés en expédition sur l'île pour mieux la connaître. Ceux la sont les seuls à se tourner vers la mer mais également à être autant reculés dans les terres. Grosse impression. La claque suivante (je n'évoque pas les petites claques prises entre deux...), c'est le site qui est sur toutes les cartes postales. Un site assez enivrant. Ils sont 15 cette fois, vagues collées au dos. Ils parraissent encore plus grands. C'est certainement lié au recul qui est également plus important. N'empèche que sur ce groupe, c'est la largeur du monument qui laisse pantois. Tous rentrent difficilement dans le champ de vision, à moins d'être à quelques dizaines de mètres de cette famille dont un membre est encore allongé devant les autres.

Hormis le site de la plage d'Arakena où d'autres Moas sont encore debouts, il y en a beaucoup, ou plutôt, il y en avait beaucoup d'autres. Que ce soit par les tremblements de terre, tsunami ou conflits tribaux, un certains nombre de Moas sont encore visible mais à terre. Pourtant, même dans ces pauvres postures, les sensations de grandiose perdurent. Et c'est apparemment pas près de changer...






dimanche 8 avril 2012

A Mihiona le soir, un bon après-journée...

Alors pour le contexte, Mihiona, ouvert même en hiver, c'est le seul camping de l'île de Pâques. A 5 minutes en voiture de l'aéroport. Bon, pas de panique hein...il fait 20-25° toute l'année ici et il n'y a qu'un avion qui passe deux fois dans la journée.

Nan, mais en fait, Mihiona, c'est surtout les voix de Martha et Roger. Des voix d'îles, des voix qui font réver. Vous savez, celles avec l'accent, le rythme paisible et qui vous bercent à coups de noms de « Papeete », « Bora Bora », d'océans, de voyages, de vie d'avant, de vie d'ici, de maintenant...

Le mieux est de s'assoir pas loin d'eux (contre le mur de la réception, en avril peu avant 20h). De cette façon, le cocktail ne sera que meilleur. La mer (celle de l'article précédent) en bruit de fond. Une étoile en visu, une seconde dans la foulée. La luminosité qui s'abaisse fera disparaître bientôt l'oranger du soleil couchant pour le gris des nuages éclairés par la lune. Qui berce je vous dit...Me manque le petit verre de rouge qui n'est pas sur ma table mais sur la leur...

N'empêche, très intéressante cette écoute à leur porte. C'est de l'information gratuite sur la politique et l'économie de l'île, ses avantages et ses inconvénients. Quand on pense que les murs des quelques maisons ici font assez « récupération » et qu'à coté de ça un loueur de voiture détiens à lui seul 500 autos sur ce petit périmètre...

Ca s'appelle comment déjà ? « Dépaysement ». Une signification qui ne dois pas être là même pour tous... Merci le billet vert...ou pas. Merci le Mihiona en tous cas...



Un rouleau, deux rouleaux, trois rouleaux, quatre rouleaux...

J'adore cette mathématique infinie et encore plus ici. Prendre le temps et se poser devant l'essoufflement des ondulations de la mer sur la côte.

Ai-je vraiment besoin de repréciser que l'Ile de Pâques, c'est le territoire insulaire le plus éloigné au monde. Une marre dans l'océan pacifique, un triangle aux cotés de 17 à 24km de long. Alors forcément, peut importe l'endroit vers lequel on regarde sur cette île, on la voit, au pire on la sent, par défaut on la sait poussante dans notre dos.

Un amusement pour elle que de dévorer cette terre, coulées de lave datant de plusieurs millénaires.

Un amusement pour moi de la voir s'éclater sur la roche. Comme une envie de bien faire, ou d'impressionner sa proie avant de mieux lui tordre le cou. Comprenez par là des rouleaux d'une eau déjà plus qu'essorée glissant sur des dizaines de mêtres pour finir en fracas.

On pourrait rester là des heures, la scène n'est jamais la même, la lumière aidant. Une question pourtant toute bête me vient à l'esprit : existe t il une probabilité pour que deux vagues éclatent exactement de la même manière à la goutte près sur ne serait-ce qu'un rocher ?

Well !! Llaissez moi contempler. Peut-être alors, je saurais...





L'Homme chilien ou l'accolade maîtrisée

Il y'a un truc qui m'a surpris ici. Un truc qu'on fait en France mais assez rarement ; c'est cette accolade. Celle où on te prends la main et on bascule son torse vers toi pour mieux t'offrir la tape dans le dos. Pas sur l'épaule. Dans le dos.

Et je ne pense pas que le chilien ai la gachette facile.

Une gesticulation qui se ressent comme « Mec, on se connait pas mais c'était une discussion cool, j'ai passé un bon moment avec toi ».

J'ai vendu quelques une de mes collections ces derniers mois, je peux bien en commencer une autre ! :-)