dimanche 16 décembre 2012

Sri-Lanka : Sirigiya, moi, j'aurais fait pareil !

Imaginez un type, qui a tordu le cou à son roi de père et a chassé son frère de l'île maternelle. Puis comme pour mieux investir les lieux, a créé une nouvelle capitale et y a dresser son palais : Sirigiya.

Assez banal en somme ? Admettons. Introduisons alors le fait que le palais a été construit au sommet d'une merveille de la nature. Un rocher de cent vingt mètres de hauts où culmine un plateau équivalent à la surface d'un terrain de football. Unique au monde ! Pour sûr, il était au calme là-haut, sachant que pour accéder à la résidence, il fallait à moitié escalader l'édifice naturel.

Malade du vertige, s'abstenir ! Par contre, la vue est magnifique, surplombant la jungle environnante, des tâches de verts différents en fonction des arbres. Ce roi avait la vue, le palais, il ne lui manquait plus que la luxure. Ce fût chose faite avec la piscine creusée dans le toit du rocher. Et pour pousser le péché un peu plus loin, la marre était surtout destinée à pouvoir y observer les courtisanes dans leur plus simple appareil  En terme de chiffres, on parle de plusieurs centaines de femmes toutes prédisposées au plaisir du roi. Des peintures murales magnifiques et graffitis d'époque attestent de la beauté et du savoir-faire de ces dames.
Pour tout homme un peu macho qui se respecte, c'est pas génial ça ? Pour les femmes, aïe, non, pas taper...

Quoiqu'il en soit, c'est un site qui surprend, d'autant plus qu'il est comme un peu perdu au milieu du pays. Mais c'est pour le plus grand plaisir de se promener aux alentours et de croiser toutes sortes d'animaux sur sa route. Du singe au crocodile, du serpent au renard, de la tortue à la biche, en passant par les caméléons, varans et autres amphibiens...

Ce site me semble bien extra-ordinaire.
PS : pour l'histoire, c'est son frère revenu d'Inde qui s'est vengé en le détrônant.

























Sri-Lanka : Anuradapura et Polanurawa, la ruine tropicale*

En cours d'écriture

Anuradapura















Sri-Lanka : Negombo, pas de doute, on est sur une île !


D'habitude, la visite d'un pays se commence par sa capitale, histoire de voir le poumon économique en activité. Après avoir séjourner en Inde, l'envie était plus de fuir l'urbanisation et notre dévolu a donc été jeté sur la ville côtière de Negombo à proximité de l'aéroport.

Quelques mètres encore et la plage s'étendra à nous. Noix de coco, ananas, bananes pendent des quelques épiceries encore ouvertes à cette heure tardive. L'air est humide, il a plu pendant deux bonnes heures à grosse gouttes avant notre arrivée. C'est pour nous les retrouvailles avec les nuages ignorés depuis trois mois de voyage maintenant.

C'est marqué sur le bouquin, demain on ira voir les bâteaux de pêche aux voiles couleur terre-de-sienne, leur cargaison de poissons débarquée et la couleur de peau noire des cyngalais et encore plus leur sourire.

Pour sûr, quand on voit le marché au poisson, il n'y a pas de doute, la mer est omniprésente ici. Comme si toute la ville y était rassemblée. Les hommes jeunes ou moins jeunes qui reviennent du large et débarquent le poisson sur les tapis de coco à même le sable. Les équipes mixtes qui s'attèlent à la préparation du poisson. Et finalement, les petites grand-mères qui vous tendent leur poisson et dont la brillance de l'oeil semble être celui d'une pierre précieuse convoitée sur cette terre sri-lankaise.

On est sur une île, avec la quiétude qui l'accompagne. Ces scènes de vie en attestent. Le premier ressenti est bon. Ce sera bien le Sri-Lanka.